Souvenir des Calanques

Merci à Morgan qui a la gentillesse de nous faire partager ses souvenirs dans l’article qui suit. 🙂

En mai 2013, Hugues et moi même (Morgan) décidons de nous lancer dans l’escalade en grandes voies. Sans aucune expérience, nous prenons conseil auprès des plus expérimentés du club à la salle et nous entraînons aux manipulations de corde en salle et en extérieur sur le site de Châteauneuf.

Nous partons 1 semaine en hébergement chez un ami commun sur Marseille. Ces quelques photos retracent notre petit séjour fort sympathique dans la région Marseillaise. Voici notre programme grimpe auquel se sont ajoutées des journées de découverte de Marseille.

 

La première journée de découverte du parc national des Calanques s’effectue entre amis avec une petite randonnée dans les Calanques de Sormiou avec tout le matériel sur le dos. Première pour tout le monde, difficile de s’y retrouver tant le parc est gigantesque et le topo guide épais. Au final nous arrivons au pied d’un secteur totalement par hasard, sans réellement savoir sur quelle partie nous nous trouvons et décidons de faire quelques voies d’une longueur. (photos 1 à 10)

 

Nous passons la seconde journée du côté de Marseilleveyre, sur le secteur du Pastre, la encore pour s’exercer sur des voies d’une longueur et apprivoiser le rocher. Secteur très joli, facile d’accès et qui surplombe la ville de Marseille. Du haut des voies, vous aurez tout le loisir de vous poser et d’admirer la vue sur une partie de la ville (malheureusement pas la plus jolie). Cerise sur le gâteau, le secteur est ombragé pour les assureurs. (photos 11 à 19)

 

Viennent ensuite les hostilités. Nous nous sentons prêts et choisissons ensembles notre première grande voie : se sera La Paroi Noire dans les Calanques de Morgiou, sur le secteur de la Crêt Saint-Michel. Le jour J arrive, nous enfilons des litres de café comme à notre habitude, et prenons la voiture pour aller se garer au parking des Calanques de Morgiou qui se révélera être un très mauvais choix de stationnement. En effet, la marche d’approche fut laborieuse, pas moins de 2h quand le topo indiquait 40 min à 1 heure environ. Moralité, pensez à bien lire les topo, car pour ce secteur, mieux vaut se garer à l’université de Luminy !! Nous arrivons enfin au pied de la falaise, loin d’être découragés par la longue marche que nous venions d’entreprendre, mais passablement fatigués tout de même.

La falaise est magistrale, première impression : c’est haut, c’est impressionnant ! La voix est facile, dans le 4 et le 5, sur 4 longueurs. La première longueur est une formalité, environ 25m de montée très facile. La seconde un peu moins. La difficulté y est mesurée mais les points d’assurage sont espacés ! Vers le milieu de la voie, on en vient à se demander si nous n’avons pas sauter quelques points sans le vouloir. Sensation des plus étranges que de faire une longueur d’environ 7/8 mètres sans aucune dégaine de placée. Tout se joue au mental mais nous restons persuadé d’avoir dévié un moment de notre trajectoire et relire le topo en pleine falaise ne peut guère aider tant nous sommes désorientés et sans réels repères pour nous situer. Après quelques passages à sensation forte dans cette longueur 2, les longueurs 3 et 4 redeviennent « normales » à nos yeux et sont très agréables à pratiquer. Au final, nous parvenons en haut de la voie après 4 heures d’escalade. Ce fut long, normal pour une première, mais nous voulions profiter d’un cadre magnifique et de conditions parfaite : beau temps, chaleur soutenable et nous étions les seuls grimpeurs sur le secteur !

Le retour fut encore plus laborieux que l’aller. Il est trop tard pour entreprendre une descente en rappel. Nous faisons le choix d’appeler notre ami commun pour qu’il vienne nous récupérer sur le parking de l’université de Luminy et récupérer notre voiture ensuite. Hugues, mettant à profit sont extraordinaire sens de l’orientation en se fiant aux arbres qu’il pensait avoir vu la veille, nous fait prendre un chemin certes agréable mais qui nous mène tout droit au bord d’une falaise sans possibilité de descente. Dommage, nous voyons le parking de Luminy et la voiture de notre compère qui nous attend, mais il faudra attendre, demi tour et 45 min de marche en plus.

Cette journée fut parfaite à tous points de vues : des erreurs sans gravité mais qui nous marquerons, une voie à notre niveau qui nous a offert notre dose d’adrénaline et une soirée entre amis bien méritée. (photos 23 à 27)

 

Le dernier jour d’escalade est consacré à une seconde grande voie dans les Calanques de Sormiou, juste au-dessus du centre UCPA. Nous avons choisi une voie très simple là encore, la Coco (de mémoire). Il s’agit d’une voie simple, dans le 4, homogène et sur 5 longueurs, avec quelques passages à tendance montagne / crête. Très agréable, sans prise de tête. On oscille entre l’escalade et la randonnée en montagne, nous prenons beaucoup de plaisir à évoluer. L’équipement y est parfait, tout neuf. Le sommet offre une vue à 360° époustouflante bien différente de notre première grande voie (La Paroi Noire). (photos 28 à 38)

En conclusion, nous avons passé un très bon séjour à Marseille et dans ses Calanques. Leur réputation n’est plus à faire, et grimper sur ces rocher reste une expérience que tout grimpeur se doit de vivre ! Nous nous sommes promis d’y retourner un jour… Espérons que l’escalade dans ce parc national reste autorisé encore longtemps.

Nota : l’escalade sur le secteur de Pyromaniaque, dans les Calanques de Sormiou, a été interdit à cause du risque de chute de pierre sur les cabanon en contrebas des falaises.

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